Les éclipses en astrologie : quel degré chacune marque

Une éclipse est une lunaison qui tombe près d’un nœud lunaire : le Soleil, la Terre et la Lune s’alignent pour de bon au lieu de se manquer de peu. La tradition lui accorde plus de poids qu’à une lunaison ordinaire — mais ce qui décide si elle vous concerne n’est pas son signe, c’est son degré. Voici celles de 2026 et 2027, avec l’instant exact de leur maximum en heure française et le degré qu’elles marquent.

Prochaine éclipse

28 août 2026 à 06 h 12

Type
éclipse de Lune partielle
Signe et degré
4° 51′ Poissons

Toutes les éclipses de la période couverte

Instant du maximum en heure légale française. Le degré donné est celui du corps éclipsé.
DateHeure de ParisÉclipseSigne et degré
17 février 202613 h 11éclipse de Soleil annulaire28° 50′ Verseau
3 mars 202612 h 33éclipse de Lune totale12° 52′ Vierge
12 août 202619 h 45éclipse de Soleil totale20° 02′ Lion
28 août 202606 h 12éclipse de Lune partielle4° 51′ Poissons
6 février 202716 h 59éclipse de Soleil annulaire17° 38′ Verseau
21 février 202700 h 12éclipse de Lune par la pénombre1° 59′ Vierge
18 juillet 202718 h 03éclipse de Lune par la pénombre25° 58′ Capricorne
2 août 202712 h 06éclipse de Soleil totale9° 55′ Lion
17 août 202709 h 13éclipse de Lune par la pénombre24° 04′ Verseau

Pourquoi « éclipse en Poissons » ne vous dit rien d’utile

Un signe fait trente degrés. Dire qu’une éclipse a lieu « en Poissons » situe l’événement dans un intervalle que la Lune traverse en deux jours et demi — c’est une réponse trop large pour être utilisée. Toutes les pages qui enchaînent sur « ce que cette éclipse change pour les douze signes » vous parlent de cet intervalle comme s’il était un point.

Ce qui décide, c’est la distance en degrés entre le point marqué par l’éclipse et un point de votre carte de naissance — une planète, l’ascendant, le milieu du ciel. La tolérance admise se compte en quelques degrés. Une éclipse à 4° d’un signe et une éclipse à 26° du même signe ne concernent pas les mêmes personnes, et l’écart entre les deux fait vingt-deux degrés.

C’est pour cela que chaque éclipse est donnée ici avec son degré et sa minute d’arc, et que les éclipses de Lune portent leurs deux extrémités : la Lune et le Soleil s’y font face, et l’axe entier est marqué, pas seulement le côté où la Lune se trouve.

Pourquoi il n’y a pas d’éclipse à chaque lunaison

Si l’orbite de la Lune était dans le même plan que celle de la Terre autour du Soleil, il y aurait une éclipse de Soleil à chaque nouvelle lune et une éclipse de Lune à chaque pleine lune — vingt-quatre par an. Ce n’est pas le cas : le plan orbital de la Lune est incliné d’environ 5,1° sur le plan de l’écliptique. La plupart du temps, la Lune passe donc au-dessus ou au-dessous de l’alignement, et son ombre manque la Terre.

Les deux points où les deux plans se croisent s’appellent les nœuds lunaires. Une éclipse n’est possible que si la lunaison tombe assez près d’un nœud. Ces fenêtres reviennent environ tous les 173 jours et durent une trentaine de jours : c’est pourquoi les éclipses vont par paires ou par triplets, séparées d’une quinzaine de jours, puis disparaissent pendant cinq mois.

Une année compte au minimum quatre éclipses et au maximum sept. Leur retour obéit à un cycle de 18 ans 11 jours et 8 heures, le saros, connu depuis l’Antiquité : deux éclipses séparées d’un saros se ressemblent, mais le tiers de jour de reste décale la bande de visibilité d’environ 120° de longitude vers l’ouest.

Ce qu’une éclipse est, astrologiquement

Une éclipse est une lunaison qui a lieu près d’un nœud lunaire — donc une nouvelle lune ou une pleine lune dont l’alignement est parfait au lieu d’être approximatif. La tradition astrologique lui accorde plus de poids qu’à une lunaison ordinaire, et lui prête un effet qui déborde le mois : le degré marqué est réputé rester actif plusieurs mois.

Ce qui compte, là encore, est le degré, pas le signe. Une éclipse marque un point du zodiaque à la minute d’arc près ; elle concerne les thèmes qui portent un point sensible à proximité de ce degré, et laisse les autres tranquilles. Une page qui annonce « éclipse en Poissons, voici ce que ça change pour les douze signes » vous parle d’un intervalle de trente degrés comme s’il était un point.

C’est aussi pourquoi l’axe compte : une éclipse de Lune met en vis-à-vis deux degrés opposés, celui de la Lune et celui du Soleil. Les deux extrémités de cet axe sont actives, pas seulement celle où se trouve la Lune.

Ce que cette page ne dit pas

L’instant du maximum donné ici est un fait astronomique mondial, calculé et recoupé. La visibilité depuis un lieu précis, elle, dépend de la hauteur du corps sur l’horizon et — pour une éclipse de Soleil — de la position exacte de la bande d’ombre. Nous ne la calculons pas, donc nous ne l’affirmons pas.

Une éclipse de Soleil ne s’observe jamais à l’œil nu ni avec des lunettes de soleil ordinaires : il faut des filtres homologués. Ce n’est pas une précaution de style, c’est la seule phrase de cette page qui engage votre vue.

Cette éclipse marque 4° 51′ Poissons. Est-ce un point de votre thème ?

Une éclipse est une lunaison renforcée : elle marque un degré précis du zodiaque, et c’est ce degré — pas le signe seul, qui en fait trente — qui décide si elle tombe sur une planète ou un angle de votre carte de naissance. Prélude calcule votre thème à partir de votre date, votre heure et votre lieu de naissance, puis vous dit ce que le ciel du mois y active réellement.

D’où viennent ces heures

Les instants sont calculés avec Swiss Ephemeris, l’éphéméride de référence des logiciels d’astronomie et d’astrologie, à partir des fichiers planétaires et lunaires officiels. La phase n’est pas lue dans une table : elle est cherchée par bissection sur l’écart de longitude entre la Lune et le Soleil, jusqu’à une tolérance inférieure à un dixième de seconde.

Chaque instant est ensuite recoupé contre une seconde source indépendante — les séries de Jean Meeus, « Astronomical Algorithms », chapitre 49 — implémentée séparément, sans partager une seule ligne de code avec la première. Écart maximal constaté sur l’ensemble des phases : 10,25 secondes.

Les heures sont données en heure légale française (Europe/Paris), changement d’heure compris. Le signe et le degré sont ceux du zodiaque tropical, celui qu’emploie l’astrologie occidentale.

Dernière génération des données : 24 août 2026. Ces chiffres sont libres de citation, avec mention de la source.